Crache ton venin

 

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A la demande du chanteur de PiLiaLoHa, par ailleurs grand fan des oeuvres réalisées par Solex Productions, voici une petite bande annonce qu'il avait envie de voir...





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COMPTE RENDU D’UN CONCERT INOUBLIABLE !

(Eddie said "Do you want some more ?" I Said "YEAH !")

Samedi 9 septembre 2006 – 18h40

10 ans qu’on attendait ça…On était encore au bahut à l’époque, on traînait notre énergie avachis sur des escaliers à parler de tout et de rien, de Pearl Jam. « Si un jour ils passent à Lyon, on ira les voir ».

 

Et aujourd’hui, ils ne sont pas à Lyon, mais à Marseille : mais où qu’ils soient on s’en fout pas mal. Nous ce qu’on voulait juste, c’est qu’un jour on les ait en face de nous.

Pearl Jam, derniers survivants d’une époque révolue, machine de guerre, du rock et du civisme, des valeurs et beaucoup de talents. Et enfin une indépendance et une liberté de ton conquises de haute lutte.

Ils en ont vécu des choses, des bonnes, mais aussi des moins bonnes, voire des drames comme au Roskilde en 2000 où 9 fans avaient perdu la vie sous leurs yeux. On dit que ce qui ne te tue pas te rend plus fort, c’est exactement l’impression que dégage ce groupe.

Et c’est donc là, à 18h50 que les portes du Dôme à Marseille s’entrouvrent pour nous faire accéder à ce qu’on attend depuis 10 ans.

 

Pearl Jam sera-t-il à la hauteur de cette énorme attente ?

 

Après une fouille rudimentaire j’arrive dans la salle qui a l’air sympa ; les 2 potes avec qui je suis ont eux pris place dans les gradins.

Ca se remplit doucement, il y a un couloir de sécurité qui part du centre de la scène pour aller au milieu de la fosse, c’est la première fois que je vois ça en concert.

Je me plante donc à droite de ce couloir environ au 8ème ou 9ème rang, à proximité de la barrière centrale (ce qui en bataille navale donnerait donc du H3).

 

Le public est plutôt jeune, souvent entre 18 et 30 ans, international, et l’ambiance est sympa.

 

 

1ère partie :

45 minutes à poireauter, puis à 20 heures la lumière s’éteint et la 1ère partie arrive, imminente.Ils s’appellent « My Morning Jacket ».

Bon alors soyons clair, j’ai pas du tout accroché !Ca commence dans le noir, un chanteur au système capillaire ultra développé entame des vocalises qui partent dans les aigus sur fond de Hard FM-romantico-creed. A un moment j’ai même l’impression de reconnaître les cris que poussent ma collègue au boulot quand je lui fous les boules (du genre « Ouuuuuhhhhh » en très aigu). (Une question au passage : ma collège a-t-elle l’accent américain ou le chanteur a-t-il l’accent franc-comtois ?).

 

Le 2nd morceau démarre et le chanteur gueule un énorme « KYOOOOO » (je sais que c’est pas ça qu’il dit en vrai mais bon…) et je ne peux m’empêcher de me marrer.

 

Ensuite ça repart dans des intonations qui ne sont pas sans rappeler Véronique Sanson quand elle fait « ouah zazaza ».

3ème morceau : « Mais je connais ce morceau ! » me dis-je, mais en fait mes oreilles ont reconnu le début du générique d’ « Hawaï, Police d’Etat », mais ça s’arrête là.

 

Ils jouent 2-3 autres morceaux, mais perso je me la joue déjà « Comatose », je comate en baillant et m’armant de patience pour attendre le menu principal.

 

La 1ère partie se termine, les mecs se barrent, un gars devant moi résume son impression du concert à son pote (« Enorme ! »). N’étant pas un gros hardos à tatouage mais qu’a du cœur (Cliché power) ayant amené sa copine écouter du rock romantico-creed, je ne partage pas cette opinion.

 

Entracte :

Pendant que les roadies et les techs installent le matos, je découvre un truc que j’avais jamais vu en concert avant. Les gars de la sécurité ont sorti des bouteilles d’eau (ce qui est déjà pas souvent le cas), mais en plus au lieu de nous les donner comme ça, ils nous en servent dans des gobelets !

 

C’est marrant de voir comme c’est hygiénique quand on voit comme la ville était crade autour du Dôme. Merci Pearl Jam !

 

THE Show !

30 minutes passent, 40…. On attend, on s’impatience, ça y est ils vont être là. La fin de « Inside Job » résonne soudain en boucle dans la salle ; ça dure 2-3 minutes puis 6 ombres se dessinent sur la scène à notre droite. Enorme clameur de la foule, un frisson géant parcourt toute le Dôme, les spots s’allument et ILS SONT LA ! « 10 ans qu’on attendait ça » me dis-je à nouveau. Eddie Vedder (le chanteur pour ceux qui ne connaissent pas) pose un colleton et sa bouteille de rouge à côté du micro.

 

Le concert commence calmement avec « Long Road », Mike McCready fait déjà le show de son côté et se la joue automate-robot.

Et après c’est l’explosion : les morceaux s’enchaînent sans pause, l’ambiance atteint son paroxysme, on saute, on chante, on danse ; la fosse respire au rythme de la musique.

C’est d’abord « Why Go » qui met le feu aux poudres avec son intro percutante et son refrain si facile à reprendre et si communicatif. Puis « Do The Evolution » qui provoque un pogo enflammé dans la foule : projeté en avant, écrasé en arrière, pressés comme des oranges, mais heureux, parce que putain qu’est ce que c’est bon !

S’ensuit un titre du dernier album « Several Hand » avec l’intro toute calme qui explose avec un riff ultrapuissant qui remet à nouveau toute la fosse en mouvement ; On est pas loin de la transe, de l’orgasme musical, d’autant plus que les paroles sont très bien écrites et que les reprendre crée un état supplémentaire d’euphorie.

 

(Several Hand)

 

 

On a pas le temps de souffler que la set list se poursuit avec 2 extraits de Vitalogy, « Corduroy » et « Whipping », tout aussi puissants que les extraits précédents. 20 minutes de folie pure !

 

 

(Whipping) 

 

Je commence déjà à trouver la set list assez particulière (un seul morceau du dernier album sur 6 joués) mais je ne suis pas au bout de mes surprises.

  

Les 2 morceaux suivants sont plus calmes et permettent de souffler : « Red Mosquito » puis « Elderly Woman… », ce morceau ayant failli entraîné le split du groupe suite à un départ raté de Stone Gossard (métronome guitaristique) qui obligea le groupe à recommencer. Stone nous adresse un « Excousez-moi » au micro, tout le monde rigole, Eddie nous prie de les excuser et annonce que le groupe a touché le fond ce soir (si mon Anglais ne m’a pas trahi).

  

« Given to Fly » vient remuscler un peu l’ensemble, puis « Down » nous maintient sous pression avec sa mélodie entraînante.

 

Après ces quelques chansons plus calmes, ça redémarre de plus belle avec un « Even flow » toujours aussi bon et le super solo de Mister McCready, la guitare derrière les épaules et les doigts qui fusent.

Depuis le début, il déborde de mimiques et des geste sympas vers le public, balancent ses médiators à tour de bras dans la fosse pour le plus grand plaisir de ceux qui sont de son côté.

A souligner également le groupe qui laisse Matt Cameron faire un solo de batterie ; c’est là qu’on se rend compte qu’Even Flow, c’est pas en prenant des céréales et des yaourts bios que vous arriverez à le taper !

 

(Even Flow) 

 

Les 3 morceaux suivant rendent hommage aux Etats-Unis de diverses façons : ça commence avec « Wishlist » , chanson à laquelle Vedder a rajouté un couplet très apprécié du public, même si en Anglais c’est un peu chaud à comprendre ; en gros ça donne « I wish I was a President to apologize to the french… »

Puis « World Wide Suicide » explose telle une bombe et rend un hommage vibrant à Bush et son action en Irak. Et chanter là-dessus tous en cœur avec Eddie Vedder, ça dégage une certaine force qui nous irradie dans tout le corps.

 

 “ Medals on a wooden mantle
Next to a handsome face
That the President took for granted
Writing checks that others pay”

 (Je vous laisse traduire…)

 

 

    (World Wide Suicide - AOL Sessions)

 

 

 

Le 3ème morceau de cette trilogie improvisée, “Glorified G”, est extrait de l’album Vs et nous raconte la nécessité de posséder un flingue.

  

“ Got a gun, fact I got two
That's O.K. man, cuz I love god”

Je ne vais pas m’attarder sur toutes les paroles sinon cette chronique n’en finira pas : allez donc voir sur ce SITE pour en savoir plus. (Paroles + Traductions)

 

Après ce morceau de Vs, le groupe enchaîne sur « Satan’s Bed », extrait de Vitalogy. Je n’en reviens pas d’avoir une set liste pareille. Je me fais un éphémère pote dans la fosse, on saute synchro, on chante ensemble, le pied !

Le concert se termine avec « Porch » et un solo assez long (un peu trop à mon goût) de Mike McCready, toujours lui !

Le groupe quitte la scène, on gueule pour qu’ils reviennent et bien entendu…

 1er rappel :

Ils reviennent, oui !

 

Jusqu’ici la set list était extra, je ne m’attendais pas à entendre autant de classiques et de morceaux des 1ers albums qui ne sont pas forcément les plus connus.

Et c’est pas fini, le groupe revient et joue « Fatal » qui, c’est simple, n’est sur aucun album studio !Elle figure cependant sur « Lost Dogs ».

Bref, je, et même nous sommes tous ravis ; pour qu’il y ait un bon concert il faut aussi qu’il il y ait un bon public et c’est particulièrement le cas ce soir.

« Off He goes » poursuite les hostilités, je pense à mon pote Francis dans les gradins qui à l’époque aimaient bien la jouer à la gratte.

 

Et après, LE moment fort du concert ; les 1ers sons de « Black » résonnent, le public chavire (une fois de plus). La fin de la chanson a quelque chose de surnaturel, de magique. Mike nous sort le solo, nous reprenons tous en chœur les « tu tu tu tudu », ça dure, ça continue, tout le monde lève les bras, tape dans ses mains en rythmes. C’est complètement spontané et ça dure, ça dure. La chanson se termine, nous continuons tous, on sent Eddie ému et touché, et tout à mes chœurs, je me dis que c’est le genre de moment très rare dans un concert, moment où le public et le groupe sont en totale osmose. Unique et inoubliable ! Y a pas de mots pour qualifier l’émotion ressentie à ce moment-là.

Pour se remettre de nos émotions, le groupe nous fait une reprise des Ramones « I believe in miracles » (ce qui est bien vrai au vu du morceau précédent). Je saute, je gueule que ouais je crois aux miracles. Le show est tellement vivant…Ce que ne manque pas de constater le groupe avec l’archi-classique « Alive ». Le groupe est « alive », le public est « alive », on est tous « alive », peut-être plus ce soir que les autres jours,. et on se le dit mutuellement. Eddie manque se ramasser la gueule en se relevant (jeu de scène qui part en live, c’est le cas de le dire), il arrive à se récupérer et nous confirmer qu’il est toujours alive !

« IIIIII AAA-AAAMMMMM, I’M STILL ALIVE ». Rien qu’en le chantant, on le sent bien !

 

(Alive)

Nouveau départ du groupe, on gueule, on siffle, on implore….

 

 

 

2nd rappel :

Ca recommence avec énergie sur « Last Exit », encore un vieux morceau. Avec un tel répertoire, ils pourraient jouer toute la nuit !

 

Ensuite j’hallucine : « Leash » ! Le morceau que j’aurais jamais pensé avoir en live, quelle set list de fou ! j’en suis sur le c… !

Retour aux classiques avec « Better Man » ; Eddie seul à la guitare et le groupe qui rerprend ensuite. RAS, nickel, on est déjà tous hypnotisés depuis longtemps de toute façon. 

Et alors là, le truc inimaginable : si on m’avait dit de choisir les 3 morceaux dont j’étais certain qu’il ne les jouerait pas, j’aurais dit celui-là : « Dirty Frank », un de leurs premiers morceaux initialement présents que sur la version américaine de « Ten » (si j’ai bon souvenir) et ça ressemble plus à un délire entre potes. Excellent ! Quel groupe oserait jouer un morceau équivalent de leur répertoire en live pour promouvoir un nouvel album ? Ben eux, ils osent et ils nous font plaisir ; le reste, on s’en fout pas mal.

Depuis le début je l’attendais, elle éclate enfin : « Comatose » (voir le clip perso plus loin dans ce blog) : électrique, puissante, euphorisante et le solo de Mike dont mes yeux ne se sont pas encore remis : ultra-rapide, ultra-technique, j’avais l’impression qu’il y avait 2 mains en même temps sur le manche de sa guitare. Et à part ça, rien d’autres ne bougeait chez lui. Mike The Best.

Enfin, le concert se clôt sur « Fuckin’Up », une cover d’enfer de Neil Young.

 

 

Conclusion (snif...) :

 

Superbe concert donc, le meilleur que j’ai vu cette année (et peut-être bien pas seulement…).

Quelques regrets cependant (une goutte d'eau dans la mer) :

-         J’aurais bien aimé avoir « Baba O’Riley » et « Life Wasted » (et « Sonic Reducer », et « Reaview mirror » et plein d’autres en fait !)

-         J’ai frôlé une baguette de Matt Cameron, mais c’est le gars en orange à ma droite qui l’a eue. Avec le recul c’est pas un drame non plus lol.

-         Mon plus gros regret : ne pas avoir pris de place pour Bercy 2 jours plus tard ; si c’était à refaire…

On est sortis de là, heureux et repus de bonne musique.

Et pour finir, Merci à Baba et Pirlouit avoir supporté pendant 6 ou 700 bornes mes buds qu’ils ont écoutées (parfois) et auxquelles ils ont ri (beaucoup plus rarement).

Les vidéos sont extraites des lives à Chicago le 17/05/2006 (Several Hand) et à Reading le 27/08/2006.

J'ai pas mis la vidéo de "Black" car je n'en ai pas trouvé de récente et de bonne qualité. Pour avoir un aperçu vous pouvez aller cependant ICI; c'était le 05/09/2006 à Lisbonne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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The Who – 18 juillet 2006 – Amnéville

 

Je ne vais pas parler de dinosaures du rock car ça fait vraiment trop péjoratif ; disons donc que mardi dernier, j’au vu un des génies du rock, un mec comme on n’en voit que très peu par génération et ce mec, c’est PETE TOWNSHEND.

Le concert avait lieu dans le cadre d’une nouvelle tournée qui servira à promouvoir le 1er album des Who depuis près de 25 ans, « Wire & Glass » qui devrait sortir en Novembre 2006.

Alors que reste-t-il des Who ? Hé bien, du line-up originel, ils ne sont plus que 2, Roger Daltrey, le chanteur et Pete Townshend (homme orchestre). 

 

 

A la batterie officie Zak Starkey, le fils de Ringo Starr et le filleul de Keith Moon (ça c’est pas du pedigree de caniche !). A la basse joue Gino Palladino (qui a été entre autres bassiste de David Gilmour), Simon Towshend (le petit frère) à la 2ème guitare, et Jim « the Rabbit » aux claviers.

Le public est assez varié, on compte une part égale de jeunes et de cinquantenaires (voir peut-être même un peu plus de vieux que de jeunes). Mais qui a dit que les Vieux ne savaient pas sauter ? Je ne le dirai pas en tout cas, car quel enthousiasme !

La première partie est assurée par Casbah Club qui n’est autre que le groupe de Simon Townshend ; on sent les mecs qui savent jouer, ça doit être la meilleure première partie que j’ai vu de tous mes concerts (en même temps, vu les comparaisons…).

Après réaménagement de la scène, les Who arrivent. Je suis juste devant Pete Townshend, ce qui va me permettre de l’observer durant tout le show.

 

Voici donc la set list :

- I Can’t Explain : le public chante à fond, on entend à peine Roger Daltrey

- The Seeker

- Anyway, Anyhow, Anywhere

  

Donc 3 classiques pour commencer, puis :

- Who Are You : pour ceux qui connaissent « Les Experts », c’est le générique de la série version Las Vegas.

- Behind Blue Eyes : pour ce morceau, Roger Daltrey prend une guitare (ce qu’il ne faisait que rarement avant) et demande au public s’il connaît les paroles ; ce à quoi Townshend lui rétorque « and You, do you know the guitar ? ».

Puis arrive une nouvelle chanson de l’album qui va sortir. Ca a pas l’air mal, mais le problème c’est qu’après tous les monuments qui viennent d’être joués, c’est pas évident d’accrocher.

 

Ensuite Pete Townshend joue « Drowned » seul à la guitare et là je me dis que ce mec est vraiment un dieu : putain de guitare, putain de voix, c’est un félin, il joue de manière animale (vidéo ci-dessous).

 


The Who - Drowned 2006
Vidéo envoyée par Solexman

Puis c’est à nouveau une nouvelle chanson : même cause, même effets que l’indédit précédent.

Et soudain, retentissent les premières notes de Baba O’Riley.(donc là, c’est « Les Experts Manhattan »). Cette chanson est déjà géniale sur « Who’s Next », elle l’est tout autant en live.

Roger Daltrey hurle (du mieux qu’il peut) pendant que Pete Townshend fait des moulinets et nous mime l’homme fort (bras gonflés etc…) sur « I don’t need to fight, To prove I’m right ».

Le morceau finit fort avec l’harmonica, mais on voit que Roger en chie un peu, faut dire qu’à 62 ans, il faut avoir une sacrée santé pour chanter le répertoire des Who !

Encore une nouvelle chanson…

Puis retour aux classiques avec enchaînés « The Kids are Alright », « You Better Bet » et « MY GENERATION ». Etant devant Pete Townshend j’ai très bien pu voir qu’il avait monté le son de son ampli juste avant d’entamer ce morceau.

Ca bouge dans la fosse, Pino Palladino arrive tant bien que mal à faire les ponts de basse d’Entwistle, mais par contre, le pont à la batterie a été modifié pour partir sur un jam…Peut-être que seul Keith Moon pouvait vraiment le faire (pour ceux qui connaissent pas, ben vous écouterez).

Enchaînement sur un inédit qui obtient plus de succès que les précédents (plus péchu et puis après « My Generation » y a de l’ambiance !).

« Won’t Get Fooled Again » (Les Experts Miami ). Encore un extrait de “Who’s Next”, dans le même esprit que Baba O’Riley : synthés, riffs surpuissants, voix également, un régal.

A la fin de ce morceau les Who quittent la scène. Et là je me dis (et je le pense depuis environ ¼ d’heure) : « Putain, on a rien eu de Tommy ».

 

Rappel : 

Bon évidemment, le groupe revient et entame un rappel qui restera mémorable pour moi :

-  un classique « Substitute »

-  Et après la DEFERLANTE TOMMY  : Pinball Wizard, Amazing Journey, Captain Walker didn’t come home, Sparks, le tout enchaîné sans un temps d’arrêt. Quel pied !

-  Listening to You : dernière chanson, ultra classique que tout le monde connaît, mais toujours aussi transcendante, cette chanson est un orgasme à elle seule.

 

Donc du coup et vu ma place, j'ai beaucoup observé Pete Townshend et ce mec est à la fois :

- un chef d'orchestre : il supervise tout ! Il règle les amplis, prends les poses devant la caméra, contrôle ses acolytes pour observer comment ils jouent.
- un lama (si si, à plusieurs reprises)
- un grand déconneur : par exemple quand il a présenté la personne qui jouait aux claviers, qui devait avoir une bonne soixantaine d’années et jouait torse nu (un peu maîgrichon et très pâle), il s'est retourné vers nous et nous a montré son pectoral en le gonflant un peu pour se foutre de sa gueule lol.

- un robot : incroyable comme ce mec ne transpire pas ! C'est une machine. En plus il a le bras droit monté sur roulements à billes et on peut pas dire que ça rouille à l'usure.

- un metteur en scène dans l’âme : il mime les paroles (cf Baba O’Riley) et nous a même fait une pose en croix sur une des chansons de Tommy.

On a aussi vu que Roger Daltrey aimait toujours jongler avec son micro, le lancer en l’air, le ratrapper, le faire tourner très vite au bout du fil (façon lasso) à tel point que le bassiste a failli s’en prendre un coup dans la gueule s’il n’avait pas eu le réflexe de se reculer à la dernière seconde.

Bref, le PIED (à part des jeunes choristes derrière moi qui m'ont un peu massacré l'écoute des "classiques").

 

Quelques liens :

1/ Live : Cliquer sur « Watch The Who » pour avoir des extraits du dernier concert en vidéo.

2/ Le site officiel de Pete Townshend

3/ Une bio assez complète sur Wikipedia.

 

Bonus : Et comme vous avez eu le courage de me lire jusqu’au bout, je vous rajoute 2 vidéos qui datent de 1973, donc non liées à mon compte rendu, mais après tout comme dirait un certain François P, « on s’en bat les c… ! ».

 BABA O'RILEY

 

 

 

WON'T GET FOOLED AGAIN

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Il est parti discrètement le 6 juillet dernier à 60 ans à peine. Son génie aura éclaboussé Pink Floyd à ses débuts et bien entendu les années 1960, en particulier avec un album majeur "The Piper At The Gates Of Dawn".
Puis il s'est discrétement éclipsé, laissant un vide et beaucoup d'interrogations auxquelles l'intéressé ne pourra plus répondre (et peut-être n'y aurait-il jamais répondu de toute façon).
Personnellement, je me plais à penser qu'il a suivi sa voie et que dans cette voie, faire de la musique ne constituait qu'une étape. Alors chapeau bas Sir Barrett, et profite bien des délices du jardin d'Eden.

 
Aujourd'hui de nombreux artistes n'hésitent pas à le citer comme référence et dans pas mal de choses on a parfois l'impression de percevoir cette influence : David Bowie, Pink Floyd bien sûr, et plus récemment Graham Coxon ou The Subways.
 
Ci-dessous une prestation live de "Astronomy Domine" extrait de l'album cité ci-dessus. Syd Barrett est à la guitare et au chant.
Et un autre clip bien pyschédélique :
Si vous voulez laisser un petit mot pour le Crazy Diamond, ça se passe dans les commentaires ;-)
 

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Une petit clip sympa de Pilialoha, jeune groupe en devenir qui vient d'inaugurer son blog où vous pourrez laisser quelques commentaires. C'est ICI.

Et pour la vidéo : cliquez ici

 

 

 

 

 

 

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Avertissement : le compte rendu du concert est écrit en gras.Laughing


Samedi 27 mai 2006, quelque part à l’Est du méridien de Greenwich, un poste de douane banal…

Le flot des véhicules est fluide, la chaleur se fait pesante et le douanier suisse transpire dans ses bottes. Pas grand-chose à signaler en cet après-midi suisse…

Soudain au loin, une silhouette blanchâtre se dessine dans le flou de la moiteur du bitume. Le douanier fixe son regard sur ce faux mirage. La ligne droite est longue et au fur et à mesure la silhouette grossit et ses contours s’affinent.
Le douanier a un pressentiment, son expérience des postes frontières et son instinct de gardien de sa douce et propre Hélvétie le mettent en alerte.
La voiture, car c’en est une, il la distingue maintenant, se rapproche, elle n’est plus qu’à environ septante cinquante mètres.
Le douanier décide d’avertir son supérieur, un contrôleur fraîchement débarqué dont les idéaux sont aussi purs qu’un bonbon Ricola.
Ce dernier décide immédiatement de se fier au flair de son adjoint. Côte à côte, tels les Seigneurs de la route, tels les Gardiens d’une banque sacrée, ils observent la voiture. Celle-ci commence à décélérer puis à ralentir. Il s’agit d’une R5 blanche. Le pare-chocs avant est déchiqueté à gauche de la plaque d’immatriculation.

Solex avait vu les douaniers, il pensa « et voilà, sûr que je vais me faire arrêter avec ma gueule et avec ma caisse ».
La voiture stoppe au niveau des deux douaniers.
Le contrôleur que nous appellerons Young entre en contact avec l’inconnu étranger suspect potentiellement consommateur de substances illicites voire même de maladies infectieuses comme le rhume, maladie nécessitant une nonantetaine avant d’entrer sur le territoire Suisse.
- Bonjour
- Bonjour
- Vous allez oùùù comme çâ ?
- En Suisse
- De ma gueule vous foutre vous osez !

Et non Solex n’ose pas, reprenons donc depuis le début.

- Bonjour
- Bonjour
- Vous allez oùùù comme çâ ?
- A Genève à la fête de l’Espoir

Une fête ? Un individu aux cheveux longs et dans une voiture pourrie qui va assister à un rassemblement où pullulent sûrement drogues, alcohôl et autres jeunes kids nootoires.

- Vous aavez une pièce d’identité ?
- Oui, mais c’est une pièce française, j’ai pas encore pu faire de change.
- Vous dîtes ?

Non Solex ne dit rien et tend gentiment sa carte d’identité où il a 9 ans de moins, une coupe de cheveux digne des 1980’s avec raie sur le côté et un sourire de flop model.

L’agent Young et l’agent Badface (le vieux) examinent la pièce d’identité et en arrivent à la même conclusion : c’est bizâârre. Ils posent quelques questions de routine :

- Vous venez d’où ?
- Vesoul en Haute-Saône !

Les deux douaniers ne comprennent pas trop pourquoi ce suspect potentiel exhibe avec tant de fierté sa contrée d’origine.

- Le voiture est à vous ?
- Euh…oui

Tiens il a hésité, c’est étrange. L’agent Young qui sent qu’il tient un brigand lui demande les papiers de la voiture et le permis de conduire.
Solex s’exécute.

Entretemps Young a fait stopper la voiture à côté du poste de douanes. Les passagers de toutes les voitures passant dans l’autre sens regardent donc avec des yeux qui expriment un mélange de curiosité, dénigrement la voiture de Solex : « Mais comment peut-on encore rouler dans une R5 en 2006 ? » semblent-ils vouloir dire.

L’agent Oldbadface reste debout à côté de la voiture côté conducteur pendant que Young va interroger le fichier.
Young entre les numéros de la voiture dans le fichier interpol pour voir si des R5 ne sont pas répertoriées au fichier du grand banditisme. La vérification ne lui prend que 30 secondes, mais n’ayant pas le vieux Oldbadface qui le colle, il en profite vite fait pour manger une barre chocolatée et enfin lâcher cette perlouze qui lui angoissait le fond du slip depuis 10 minutes.

Pendant ce temps, Oldface, en vieux briscard, a adopté son visage de méchant, visage qu’il travaille tous les matins devant sa glace depuis 25 ans. Il a gardé ses lunettes, pour qu’on voit pas ses yeux et que ça énerve.

Solex lui tente désespérement de trouver une contenance et de rester « cool ». Il tente de sympathiser avec Oldface.

- Alors la douane ça vous fait kiffer ?

Malheureusement pour lui, Oldface garde son sourire en verlan. Il n’a d’ailleurs pas compris ce que lui a dit le conducteur car lui est Suisse Allemand de père et Suisse Italien de par sa mère.

Young revient et rend les papiers à Solex. Mais en tant que perfectionniste voulant avoir de l’avancement, il invite Solex à descendre du véhicule et à ouvrir le coffre.
Solex s’exécute. Une fois le coffre ouvert, il reste là comme un grand c… Young l’invite à se mettre sur le côté du véhicule comme l’indique la procédure dans le guide « Douanier Suisse en septante pratiques ».

Les deux hommes d’action fouillent le coffre qui contient un sac de voyages, des gâteaux, un démonte-pneu avec une photo de Stan et…2 plaques d’immatriculation.

- Ca est quoi ça ?
- Ah ouais, c’est les anciennes plaques d’immatriculation.

Young trépigne dans son bénouze, il tient un contrebandier, ça ça en est sûr ! Il embarque une des plaques pour la passer au fichier.

Solex rigole intérieurement et pense déjà à sa future chronique. Young est parti carrément avec une plaque dans les mains, ce qui peut amener à nous interroger sur la capacité de mémoire des Suisses.
OldFace est resté vers lui et sort de sa réserve tellement il semble interloqué par la présence de ces 2 plaques.

- Mais comment ça se fait çaaa que vous ayez les deux plaques dans le coffre ?
- Oh ben c’est quand je les ai changées, je les ai mises dans le coffre et voilà.
- Vous les avez changées quand ?

Solex rigole d’avance car la question sous-entend « Ne tarder pas à les jeter quand même ! »

- Oh ben ça fait un an à peu près…
- Et vous les avez laissées dans le cooffre ???
- Ben j’y fais pas souvent le ménage. C’est vrai que ça peut paraître louche (allez on est potes hein !)
- Ah ben oui, c’est bizâârre ça quand même, c’est bizâârre.

Solex ne l’avoua pas pour ne pas compliquer les choses, mais ces 2 plaques étaient en fait destinées à un projet de film, c’est pour ça qu’il les avait gardées. Mais les douaniers étant plutôt du genre cartésiens, il avait décidé de ne pas leur dire.

Young revint avec la plaque et la remit dans le coffre, il n’avait rien trouvé dans le fichier. Il conseilla à Solex de se débarasser de ces plaques, mais côté Français car en Suisse on veut pas des poubelles des étrangers. Solex acquiesca gentiment pendant que Oldface répétait « oh ben oui, parce que là c’est quand même bizâârre ».

La R5 repartit en direction du stade du bout du monde. Et comme il le craignait, Solex se pauma après la première intersection. Faut dire que les routes en Suisse c’est pas l’extase. Panneaux indicateurs quasiment invisibles, noms des rues rarement visibles, panneaux indicateurs d’autoroutes en vert et de routes normales en bleu (oui l’inverse de la France) ; en plus il faut savoir que l’autoroute suisse marche par une vignette annuelle à payer. Donc si tu t’y retrouves sans faire exprès, t’es niqué. Faut pas être Daltonien. Laughing

Après 30 à 40 minutes de déambulations (pour un trajet annoncé de 10 kms sur mon itinéraire), c’est par une chance immense que la R5 s’immobilise sur un parking à 200 mètres du stade.

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L’accueil est chaleureux, nous nous retrouvons avec plein de paquets de chips dans les pognes avoir d’avoir eu le temps de dire ouf. Il n’y a aucune fouille à l’entrée, ce qui me fait regretter aujourd’hui de ne pas avoir pris mon caméscope pour filmer dehors et surtout dans le gymnase reconverti en salle de concerts pour l’occasion.
Il y a donc une esplanade, 2 grands terrains de foot verdoyants et le gymnase. Rajoutez y le soleil et Matmatah en tête d’affiche et là je pourrai comprendre les jaloux. Laughing

Les concerts débutent à 17 heures avec un groupe de rock français dont une chanson s’intitule « j’y crois encooore » mais chanté différemment de Lara Fabian (dont j’ai d’ailleurs vu l’ex dans un bar la veille au soir à Vesoul).

Le speaker annonce ensuite le groupe Everstrong, groupe anglais qui apparemment déchire. Nous sommes assis au fond de la salle au public épars dans les tribunes. La faune locale est intéressante à observer, il y a des looks qui laissent rêveurs (polo avec des losanges de couleurs imbriqués digne de la fin des 1970’s etc…).
Les mecs d’Everstrong arrivent, ça commence pas mal puis le gars se met à chanter…Liam Gallagher acte 1. Il bouge comme…Liam Gallagher et en gros je me fais vite ch…parce que c’est pas…Liam Gallagher !
A un moment je crois apercevoir Eric, je descends des gradins pou rm’approcher mais ce n’est pas lui. Retournant à ma place et occupé à regarder autre chose, je m’asseois par mégarde sur un coin d’un paquet de chips. Et là ça fait un gros BANG, le paquet explosant comme une bombe à eau. Laughing
30 minutes d’Everstong, puis arrive les Lyonnais de Daytona pour un set de 30 minutes également et une dernière chanson en hommage à Micka de Dolly.

Je ne sais plus à quel moment, mais un mec est passé et je me suis demandé si c’était pas Lambé And Kro. Des lunettes, un espèce de bob et un pantacourt beige retroussé en bas si je me souviens bien. Si jamais Lambé lit cette chronique, il confirmera peut-être ?
(Bon euh j’ai pas osé l’interpeller par contre. Plus de la peur que de la timidité Laughing )

A la fin de Daytona, c’est le repli sur le terrain de foot juste à côté du gymnase. Il est 18h30, Matmatah ne passe qu’à 21h25, il y a le temps de se poser et de comater. Le groupe suivant nous parvient distinctement en raison de la proximité d’une porte latérale qui donne sur la scène. Manifestement il s’agit encore de Liam Gallagher, mais ce n’est pas le même ! Laughing

On a ensuit droit à Stomy Bugsy. « Ouais ouais vous êtes là ? Vous êtes là ? CRS SS etc… etc… » Il fait meilleur dehors…
On voit d’ailleurs Mouss et Hakim jouer au foot à 20 mètres de nous. C’était vraiment convivial : pas de garde du corps, pas de sécurité, j’aurais pu les tacler si j’avais voulu ! Laughing

Le soleil se couche dehors et la température monte dans mes chaussettes. L’heure approche…
A 20h50 nous décidons d’y aller pour se place bien devant, quitte à devoir assister à un concert d’un groupe de rap/reggae suisse Zginga.

Donc voilà c’est fait, mon 1er concert de rap. Des commentaires ? Ben euh…non. Laughing
Ils n’ont pas eu le temps de faire leur dernier morceau à cause du timing et je pense du retard pris au fur et à mesure. Même si je suis pas fan, c’est un peu con pour eux et pour leur public (y avait des fans).
Gwen apparaît enfin sur le devant de la scène après avoir réglé les guitares sur le côté. Ca y est, le moment approche, je suis tout contre la barrière, dépassant de deux têtes toutes les jeunes girlies autour de moi. Ca change du Val d’Ajol. Laughing

Contrairement à la tournée Archie Kramer, le groupe arrive directement sur scène sans texte sonore et sans jouer. Ca doit être plus chiant de s’y mettre, on a l’impression qu’ils sont obligés de partir « à froid ».
L’organisateur les présente et s’esquive. Après un temps léger d’attente et quelques regards échangés entre eux, les premiers accords résonnent. « Putain c’est quoi, c’est quoi ?….OUAIS Cold Turkey, super ! ».
Je commence à bouillir dans mes pompes alors que le public reste plutôt immobile (faut dire que c’était assez familial comme fête).
Déjà avant je m’interrogeais sur la set list à laquelle nous aurions droit : inédits ? Rebelote du Last Round en plus court ?
Du coup, je me demande si on ne va pas avoir droit à un concert de reprises, ce qui serait loin d’être déplaisant quand on connaît le répertoire et la culture des bonhommes.

Cold Turkey se termine, j’ai chanté tout le long et un peu bougé à la fin, mais je reste plutôt calme.
2nd morceau : Gotta Go Now : comment ne pas sauter sur l’intro ? Hé ben je n’en sais rien, donc je commence à m’exciter tout seul comme un con, mais après tout qu’est ce que ça peut bien foutre ? Laughing
Le public est toujours calme et ne connaît manifestement pas le répertoire complet de Matmatah (je vais d’ailleurs faire un courrier au Ministère de l’Education nationale suisse pour que cet oubli soit réparé et qu’on intègre ça dans les programmes scolaires).
Pour résumer, ça pète toujours autant. La transe débute en moi. Laughing

« Bon on va vous jouer un inédit, c’est la première fois qu’on la joue en concert ».
Je gueule de joie.
C’est donc « Comme si de rien n’était » qui se présente, la version est assez fidèle à la chanson studio, sauf que ça pète beaucoup plus évidemment ! Very Happy
J’ai déjà plus de voix à force de faire les ouh ah ahahahah.
Pour une première, c’est une première réussie !

Je mate ma montre, putain ça passe vite ! Vont-ils enchaîner par d’autres chansons du Maxi ?
Hé bien non, c’est finalement "Radio Edith"(toujours bon de chanter et danser là-dessus, surtout que je l'évoute souvent en ce moment...Wink), puis « Au conditionnel » qui suit et enfin le public se réveille. J’en profite pour faire et faire faire quelques photos.
J’espère très fort que ça va pas finir par cette chanson et ce n’est pas le cas !

Je mets du temps à percuter et finalement je reconnais l’intro de « See Me, Feel Me » (Y a pas un accord qui a changé sur « Heal me » Stan ? Parce que à chaque fois, l’accord sonnait bizarre j’ai trouvé).
Bon pis là transe totale, mes pieds quittent le sol, mes cheveux volent et virevoltent, les girlies me regardent par moment d’un air « mais il est grave luiii ! ». Mais surtout un mec en rouge a réussi à se glisser à côté de moi et me regarde comme si j’étais un extra-terrestre. Je peux même dire qu’à la fin il ne regardait plus la scène tellement il avait l’air choqué de cet épouvantail gesticulant, sautant à contre-temps pour ratterrir sur les symbales (ah cette sensation…).

Pis voilà c’est fini, déjà certes, mais que c’était bon ! Les Matmatah remercient le public, nous souhaitent une bonne soirée et se mettent côte à côte pour nous saluer.

Selon le speaker, c’était le seul concert pour cette année avec le concert du mois de Juillet à Moscou. Le seul des concerts planifiés ou y en aura-t-il d’autres programmés ultérieurement ?

Merci à Matmatah et à Julien. Very Happy













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