Won't someone save?
Won't someone save... the world
Une petite pensée du jour inspirée de mes péripéties matinales : quand tu as un studio de 30m², ne ramène pas de cadavre gorgé d'eau, sinon ton lino tu vas saloper.
Ah Anita, tu me feras des misères jusqu'au bout...
Et voilà une première photo du clip.
J'ai commencé hier soir, j'y vois déjà que des défauts lol. Ca va faire un bon vieux clip karaoké je le sens !
Au fait, vous avez deviné de quel morceau il s'agit ???
Déjà une semaine. Ca semble si loin et si proche.
Ce week end, j'ai tourné les dernières scènes de mon clip, il ne m'en reste plus qu'une à faire. Un clip de fadas à la base, ça n'a pas pu se concrétiser, mais faut pas lâcher les idées quand elles sont là :-)
Montage ce soir et mercredi, avant-première réservée aux initiées vendredi, et après je vous le balance sur msn.
Lundi 31 octobre 2005 : 7h45.
Le réveil sonne, ça y est c’est le grand jour !
Le train est à 10h53, quelques courses à faire et de grandes questions existentielles à résoudre à propos du contenu de mon sac : petit sac pratique mais au contenu succinct ou gros sac à dos de collégien ramenant ses fournitures ? Baskets ou pas baskets, coupe-vent ou ma pelure en jean…Le cauchemar après le sommeil, le stress de la groupie que je suis et qui s’ignore.
Finalement ce sera gros sac avec contenu exhaustif : Chaussures de rechanges, tee-shirts et chaussettes idem, discman, matos à faire signer, pomme (symbole fruitier du lien social comme nous le verrons plus tard), 2 barres énergétiques Grany avec de la banane, un pull et un télé Z pour arriver à la gare de Paris moins con qu’en partant.
Lundi 31 octobre 2005 : 9h53
« Le train numéro 1042 va entrer en gare ». J’ai acheté un ticket en faisant gaffe d’être côté fenêtre. C’est gagné, mais la chose que j’avais pas demandé, c’était ne pas être en compartiment. Et là meeeerde, je suis dans un compartiment où sont déjà exposés 3 modèles d’homo sapiens d’origine indéterminée, Française et suisse. 2 jeunes gars aussi réveillés qu’une marmotte devant un sapin de Noël et une dame d’âge « médian » qu’au début j’avais aussi prise pour un mec. C’est en face d’elle que je me retrouve assis.
Le chauffage à fond, le soleil sur la vitre et dans la gueule, c’est parti pour 3h30 de pur bonheur !
Ahhh les compartiments de trains, espaces confinés où l’individualisme ambiant vient se contredire avec le partage de quelques odeurs nauséabondes émanant d’un de mes 3 compagnons d’infortune.
Heureusement, j’ai mon discman qui aussitôt le train parti, m’envoie faire un tour dans le Londres de la fin des 1960’s.
Vers le kilomètre 80, le contrôleur fait soudain irruption dans le compartiment m’arrachant à mes songes que berce « Gigolo Aunt » de Syd Barrett.
Contrôle des billets…Et comme 9 fois sur 10 dans ce cas-là, il me demande en plus de ma carte 12-25 une pièce d’identité. Et là, il aborde un air légèrement perplexe
, car entre ma photo d’identité, ma photo de carte 12-25 et ma tête du jour, on pourrait croire qu’il s’agit de 3 gars différents (Certains ont pu comparer
). Il me rend cependant mes papiers sans mot dire et ne me demande pas une mèche de cheveu pour un prélèvement d’ADN. Ouf !
20 minutes plus tard, un de mes compagnons de voyage sort du compartiment en direction des commodités (en langage jeune, ça se dit chiottes
) ; je le soupçonne donc aussitôt d’être l’auteur des odeurs précédemment mentionnées.
Je ferais bien une photo du compartiment, mais ça ne serait pas discret…
« Je n’oserais jamais…te regarder en faaaace » chante Romain Humeau. C’est ce que je me dis en songeant à la dame en face de moi. Et pourtant, c’est pas la beauté qui effraie…
Lundi 31 octobre 2005 : 12h30
Dans 40 minutes, l’arrivée. Enfin, j’en peux plus ! Je me demande à quelle heure Neige prend son RER car nous devons nous retrouver à la gare. Quelques minutes plus tard, je reçois un SMS « j’ai raté mon RER, je sais pas quand j’arriverai ». Ah la la, mais quelle timide ! Je suis sûr qu’elle préfère attendre qu’on soit tous ensemble avec Dolly, son Homme et Matthieu pour pas avoir à m’affronter seule.
Lundi 31 octobre : 13h11
Je les vois, ils sont au bout du quai, je les reconnais de suite, de gauche à droite Matthieu, Florent et Dolly. Ca change des photos, j’imaginais Matt moins grand et Dolly plus grande.
Nous partons ensuite à la chasse, à la recherche d’une denrée encore difficile à trouver en cette saison, surtout dans les sous-sols de la gare du Nord : la NEIGE !
La voilà enfin qui arrive, marquant un mouvement de recul à mon approche en m’affirmant d’entrée « Toi, tu me fais peur ! ». Elle fait la bise à tout le monde et à l’envers (ils sont bizarres ces parisiens. « Mais je suis pas Parisienne, j’habite Pontault Combault ! »).
13h45 :
Petit déjeuner gastronomique au McDo entre nous 5 : certains ne le savent pas encore, mais c’est leur dernier repas avant 24 heures. Neige n’arrête pas de me dire « Mais en fait, t’es normal », ce que au passage je confirme !
Je tente quelques jeux de mots pourris qui laissent mon auditoire dubitatif.
Après-midi : Direction l’Arc de Triomphe qui fait beaucoup plus récent en vrai qu’en photo. Dans le métro, une petite voix me lèche l’oreille m’annonçant toutes les stations et appelant des passagers qui ne sont apparemment pas présents : Franklin Roosevelt, Georges de la Jungle 5, Charles de Gaulle.Nous faisons un même un rapide détour par l’Argentine sans avoir eu l’impression de souffrir du décalage horaire.
Arrivée devant l’arche, un stand en forme d’énorme appareil photo est monté. Serait-ce la tour caravane de Danny ? Après vérification, non. Tous les appareils exposés sont numériques, ce qui donnent moins de grains aux photos et toutes les hôtesses sont ultra maquillés, ce qui donnent moins de grains à leur peau.
Je ne sais plus quand ça a commencé dans la journée, mais on commence sérieusement à se foutre de mon accent de « paysan ». Mais les choses évolueront plus tard, cré bon gu !
Direction ensuite la grande arche de la défense, toujours en métro où nous en profitons pour faire quelques photos en particulier à la station « porte maillot » en référence à une vieille histoire de maillot de bains 2 pièces noir…
Les Parisiens restent étanches à mon petit numéro de mannequin, je constate juste qu’à l’arrêt où j’étais en tenue de défilé, personne n’est venu s’asseoir à côté de moi.
La grande Arche fait beaucoup plus vieille en photo qu’en réalité. Nous redescendons les Champs-Elysées, rejoints par Sophie qui vient retrouver Matt. Ah la plus belle avenue du monde : plein de peuple, plein de voitures, plein de bruits, seules les fientes et les feuilles mortes rappellent qu’il y a ici aussi des oiseaux et des arbres.
On passe devant la boutique du PSG…On ne s’y arrête que le temps de remarquer que la splendide devanture est tagguée d’un « Paris, on t’enc… ! ».
Olympia 17h00 :
Nous finissons par rallier l’Olympia à pied vers 17h00, nous y retrouvons Virago, Miss Mai, Kiarah, StanDRUNK et Breizsushi. Puis nous rejoignent pleins d’autres fadas : Chris, Barz, Petite-Fée.
Direction le café de l’Olympia pour prendre une légère collation avant d’entrer dans le vif du sujet. Nous rejoignent plein d’autres fadas (j’espère que je vais oublier personne) : Linkou, Druss, TimeisrunningOUT, Gérard, Kerfautras, Pirlouit, Fabrice…
Ambiance feutrée, on se connaît pas trop, Miss Mai fait tomber un pot de moutarde, Barz mange un croque-monsieur et la serveuse nous chante « La fille du chat noir ».
Je décide de manger ma pomme pour prendre des forces, de même que Barz, ce qui nous permet de trinquer. Sa pomme vient du marché où il l’a acheté la veille, c’est une reine des rainettes, la mienne est une Red Chief de l’Intermaché de Vesoul, achetée le matin même, ce qui la rend légèrement plus croquante. C’était le 1er point commun avec Barz…
19h00 : c’est parti.
Nous entrons tous dans l’Olympia, certains le découvrent pour la 1ère fois. Personnellement je trouve le cadre sympa, même si la salle en elle-même n’est pas aussi jolie que je l’avais imaginée. Nous entamons un sitting pour patienter, tous assis sur des bouches d’aération qui crachent de l’air froid dans les soubassements.
Toujours pas de traces de Noémy ou de Deja, malgré nos appels dans la salle. On intercepte Danny qui nous dit salut.
1ère partie : The Craftmen Club.
Au début, on a bien ri…Et à la fin aussi. Le batteur ressemble à Cauet et le chanteur gratteux à Calogero, mais ils n’évoluent pas dans le même registre. Ici, il s’agit d’une sorte de « néo punk » orageux et agressif. Le roadie se paye une vingtaine d’aller retour en 35 minutes environ, car le chanteur a l’air très en colère contre un des amplis qu’ils n’arrêtent pas de dégommer à coup de lattes.
Entracte : je délaisse Neige, Dolly, Florent, Petite Fée, Virago et Miss Mai pour aller tout devant avec Kiarah, Druss, Edouard, TISRout, Kerfautras et Barz qui a revêtit un splendide bonnet rouge de Père Noël. On dirait un peu une bouée maritime au milieu d’un océan de cuirs (plus ou moins) chevelus.
Les lumières finissent par s’éteindre, Barz a enlevé son bonnet car j’ai entendu des âmes mal intentionnées formentées un copmot derrière lui, des reflets bleutés balayent la scène, le speech commence (d’ailleurs si on pouvait avoir une version écrite à l’occasion
) et soudain, Ils sont là !
Ré Ré La, c’est parti avec Archie Kramer.
Set list approximative et un peu désordonnée :
Archie Kramer
Casi del Silencio
Barz s’engueule un grand coup avec un gars qui tente de passer en force pour aller la barrière Visuellement, c’est assez marrant de voir Barz crier et d’entendre que la musique des Mat
Quelques sourires
C’est pendant ce morceau que malheureusement Barz perd ses lunettes dont on ne retrouve que quelques morceaux laissant présager le pire…
Gotta Go Now avec Mr Steven B Francis
Radio Edit
Derrière ton dos
Il fait beau sur la France (et c’est pas maaaaaaaaal !)
Alzheimer (avec un nouveau solo
)
Au conditionnel
See me, Feel me (si vous avez vu le seul mec sauter non stop pendant toute la chanson devant Eric, c’était moi).
Emma
La fille du chat noir
Archie Kramer 2 (avec un petit clin d’œil à Boeing Down)
Ribette’s
Rappel :
Santiano - L’apologie
Anita avec un super Jackie Bouilliol au clavier et Stan au sifflet ; ambiance jazzy, superbe, un peu comme un OVNI au milieu de la déferlante galactique.
Broke Lover avec Nobby Clarke
Eggoworld
Lambé an Dro
Le Souvenir
Très bon concert comme d’habitude, et là en plus, le public connaissait les paroles de toutes les chansons (exceptée pour Eggoworld et l’appel au secours de Tommy).
Beaucoup d’ambiance dans la fosse, les Matmatah ont même confessé qu’ils n’avaient pas l’habitude d’entendre le public comme ça tout au long du set (Stan parlera de Karaoké géant).
Eric était même inquiet car le retour qu’il avait du public était énorme.
Fin du concert avec une ovation et la présence de tous les acteurs sur scène pour saluer. On a tenté le « joyeux anniversaire » plusieurs fois, mais sans réel succès.
Puis pugilat dans le public avec le lancement des médiators, set listes et surtout la serviette de Stan. Ils étaient pas loin d’une dizaine à essayer de se l’arracher comme des malades, prêts à se foutre sur la gueule, c’était assez terrifiant comme spectacle.
L’image forte qui me restera de ce set, c’est quand Sammy, Stan et Eric se sont regroupés autour de Scholl en nous tournant le dos. Je ne sais plus de quel morceau il s’agissait, mais l’image était magnifique, le groupe ne faisait qu’un, c’était beau.
Sortie du concert, on aperçoit Noémy en coup de vent, tel l’éclair qui précède le coup de foudre. Dommage, j’aurais bien aimé lui chanter la chanson de Véro et Davina : « To to to to Totoyota, to to to to tototoyota… » :lol :
Nous rencontrons à la sortie notre grand maître vénéré, l’icône du forum, notre père fondateur, Monsieur FileIP. J’ai pas pensé à lui demander son vrai prénom, mais si tu me lis, tu ne te prénommerais pas Duncan, non ? (Et ton nom serait donc Dance ?
)
Je retrouve Barz qui a récupérer ses démontures de lunettes, on se fait une petite photo de binoclards pour marquer le coup (2e point commun : des lunettes plus très efficaces…)
23h00 et des poussières devant l’Olympia :
Nous restons à zoner en attendant une possible rencontre avec les Matmatah. Neige me passe Spoon qui est au bout du fil, on discute un petit coup, je ne me souviens plus trop ce qu’on s’est dit.
Nous finissons par nous déplacer vers l’entrée des artistes où nous retrouvons d’autres fans du groupe, dont une petite brune du forum qui nous connaît de réputation
Nous faisons une petite scission avec Barz, Petite Fée, Virago et Miss Mai qui partent dans un bar à vin en face. (Je me souviens plus où sont Matt et Sophie)
Et soudain, comme venu de nulle part, Eric est là et nous signe des autographes. Il a un super sac dernier cri dont il se vante…pas vraiment. Je lui décline mon identité et là il tilte « Ah c’est donc toi Solexman »ou une phrase approchante en rigolant et me signe mon 1000 Soleils en faisant quelques commentaires sur sa perception du concert et du public.(Il a été surpris par le public).
Quelques instants plus tard, Scholl apparaît en forme, il répond à toutes les questions, tels un vieux routier de la politique. Nouvel album ? « Oui, ça devrait sortir » Quand ? « Cette année ou l’année prochaine » Etc…
Je lui fais signer mon 1000 soleils et lui décline mon identité, il tique également « Ah oui, tu ne serais pas le Solexman qui écrit des choses sur le forum » d’un air entendu.
.
En 3e position, à 6 min 35 de retard sur l’homme de tête arrive Stan avec la clope au bec. 2 fans qui pourraient postuler au ministère de la sagesse des vieux lui demandent pourquoi ils ont pas joué « les moutons » et si il peut leur écrire l’apologie sur leur billet de concert. Stan les gâte et fait beaucoup mieux en écrivant un poignant « Vive le Medef » à l’un et « Vive le FISC » à l’autre. Un grand moment d’émotion
C’est après ses dédicaces de fans étrangers au forum que nous faisons notre apparition, je me pointe devant lui avec mes supers lunettes et mon faux CD.
- Salut Stan, j’ai votre nouveau CD en exclusivité, je l’ai acheté 100 euros sur Ebay, tu peux me le dédicacer ?
- Ton nom ?
- Solexman
- C’est toi
- Ouais
- Ravi de te rencontrer, t’es vraiment trop con comme mec.
Et là, il me serre la main, la classe !
Merci à mes fadas préférés qui m’ont poussé à faire ça et merci tout particulier à Neige pour ce qu’elle sait.
Voici enfin Sammy, souriant et détendu. Il signe quelques autographes, je me présente, il me serre aussi la pogne, me dit qu’il me pensait plus jeune et rigole en voyant le CD.
Plus tard, dans un bar rue Caumartin :
Nous voilà en soirée privée avec les VIP, tout le staff des Mat est là, mais également le chanteur des Svinkels, les Daisybox, Zégut Christ et le légendaire Fanch.
Beaucoup de monde, on discute un peu entre nous, c’est-à-dire moi, Dolly, Flo, Neige, Drunk, Kiarah, Breizhsushi et son cousin-frère ? (je sais plus
), Valérie (qui je le confirme ne fait pas son âge) et ceux que j’oublie.
Virago et Miss Mai nous rejoignent.
Une petite heure après, tout le monde du forum s’en va, je reste le seul fada au sous-sol et je décide donc de remonter pour repartir avec mes acolytes plutôt que de rester seul avec des inconnus (faut pas parler aux inconnus
). Désolé Stan, mais j’espère qu’on se verra au Val d’Ajol !
Nous nous retrouvons devant le bar. Et là ultime scission : Kiarah et Drunk partent d’un côté, FileIP master of fadas d’un autre, nous-mêmes allons squatter chez une copine de Dolly qui a laissé ses clés et Neige se la joue électron libre avant de finir par nous rattraper.
La nuit chez la copine à Dolly :
LA, C’EST RESERVE AUX PLUS DE 18 ANS ET IL FAUT PAYER !
Merci aux Matmatah qui chose rare, nous ont fait un beau cadeau pour leur propre anniversaire en nous donnant l’occasion de tous nous retrouver. Vous êtes une vraie bouffée d’oxygène ! Merci encore et Keep on rockin’ !
Un grand Merci à Val qui est une chic fille et à Kiarah pour avoir pensé à moi.
Merci à Dolly de m’avoir hébergé pour la nuit et à Florent d’avoir eu la patience de m’attendre après l’after.
Merci à Matthieu et Sophie de m’avoir supporté toute la nuit.
Gros bisous à Petite Fée.
Condoléances à Barz.
Coucou à tous les fadas que j’ai croisé et que j’oublierais de citer.
Et enfin gros bisous à Sue Helen, et un grand merci à toi pour ta fraîcheur et tous les rires partagés, merci pour ce bol d’air ! Et vive la Genographie ! « J’en ai pleuré de joie ».
Enfin, une petit pensée pour les grands absents de ce jour ou ceux que je n’ai pas croisé : Soly, Spoon, GVH, Deja... A charge de revanche !
40 heures de veille, 1 heure de sommeil : Rock’n roll !
Salut, bienvenue sur le Blog de Solexman !
Pour ceux qui me connaissent déjà, je les plains ! Pour les autres, je suis un fada légèrement taré qui aime bien déconner.
A venir : Récit d'une journée Matmatesque...
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